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Syndicat Sud Travail Affaires sociales du Ministère de l'emploi, du travail et de la cohésion sociale
Tous les vendredis, permanence syndicale de Sud Travail
Tél : 01 44 79 31 65 - 01 44 79 31 67 - 01 44 79 31 68
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Sud Travail Affaires sociales
Émigrés : plus que jamais, "l'ère du soupçon institutionnalisé"
Lu sur Sud Education : "Cette formulation déjà ancienne du Gisti est d'une terrible actualité sur tout le territoire français.Inventaire, non exhaustif, des méfaits de ce gouvernement contre les sans-papiers et autres demandeurs d'asile, des luttes et actions menées avec les soutiens :

Sangatte : la honte. Depuis le 5 novembre, la remise de badges aux étrangers en situation irrégulière en France pour permettre leur identification est définitivement interrompue. Les autorités ont en effet devancé la date-butoir initialement fixée le 15. La décision de ne plus accepter de nouveaux arrivants avec dix jours d'avance sur le calendrier prévu a été prise en concertation par la France, la Grande-Bretagne et le Haut-Commissariat de l'Onu pour les réfugiés. Lesquels réfugiés continuent d'affluer. Interpellés par la police, ils sont fichés, photographiés, on prend leurs empreintes et on les relâche dans la nature. On les voit errer, dans le plus grand dénuement. A Paris, gare du Nord, les contrôles sont "renforcés" pour dissuader les demandeurs d'asile de rejoindre Calais. Les soutiens ­des associations, des citoyens, des élus- se mobilisent pour leur venir en aide. Aujourd'hui, 12 novembre, certains d'entre eux, réfugiés dans une église et refusant d'être dispersés, sont cernés par les crs.

L'humaniste et pragmatique Sarkozy a voulu ainsi "envoyer un signal au monde". Il signifie en fait que la liquidation du droit d'asile a commencé à Sangatte. Fermer Sangatte n'aura rien résolu, seulement ajouter du malheur au malheur. Dans quel pays sommes-nous ?

Bordeaux : les sans-papiers, avec leurs soutiens, lancent un mouvement le 21 octobre "pour attirer l'attention de l'opinion publique" sur leur situation. Ils occupent un local paroissial avec l'accord de l'archevêque, manifestent. L'interpellation de trente-huit bulgares et la décision de les expulser suscitent des réactions indignées.

Clermont-Ferrand : le 11 novembre, les sans-papiers et leurs soutiens organisent une cérémonie en souvenir des grands-parents et arrières-grands-parents - tombés "pour la France" au cours de la boucherie de 14-18 - de celles et ceux que que cette même France refuse aujourd'hui de régulariser. Rassemblement et manifestation sont prévus le 16 novembre.

Reims : les étudiants étrangers manifestent pour protester contre la lenteur de la préfecture qui tarde à délivrer des permis de séjour, les mettant dans une situation impossible.

Seine et Marne : le préfet refuse de procéder au réexamen des dossiers de sans-papiers ; le comité de soutien aux Roms de Lieusaint se mobilise ­occupation, manifestation devant la préfecture- pour exprimer son indignation devant le fait qu'on avait coupé l'eau et l'électricité sur le terrain où vivent les familles.

Perpignan : les soutiens se solidarisent avec le millier de sans-papiers recensés dans le département. Manfestation le 12 novembre. Mot d'ordre : "AVEC LES SANS PAPIERS des papiers pour TOUS, le cas par cas on en veut pas".

Lyon : 3000 nouveaux demandeurs d'asile depuis le début de l'année.

Vaulx-en-Velin : 400 Roms vivant depuis trois mois dans un bidonville sont menacés d'expulsion.

Paris : le 2 novembre, les crs font évacuer une église du 19° arrdt occupée par des sans-papiers.

Des rassemblements hebdomadaires se tiennent à Paris, à Lille, à Lyon, dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis.
Le 16 novembre, les Collectifs et Coordinations de province manifestent partout en France.
Le 7 décembre, une manifestation nationale centralisée aura lieu à Paris.
120 organisations (appartenant à 11 pays différents : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Grèce, Italie, Norvège, Portugal, Royaume-Uni, Suisse) ont signé l'Appel à la régularisation de tous les sans-papiers en Europe. On constate la très faible proportion de signatures syndicales (Italie à part). Par exemple, aucune des grandes confédérations syndicales françaises n'a signé le texte. L'initiative d'un texte d'explication de l'appel à destination des syndicats est prévue. Ce texte disponible à la mi-novembre pourra être utilisé par tous pour le faire connaître aux centrales syndicales. Des contacts avec des responsables syndicaux, dans toute l'Europe, seront indispensables. L'appel a été largement diffusé au Forum Social Européen de Florence. Les huit traductions de l'appel, actuellement téléchargeables sur le site du Gisti - http://www.gisti.org/dossiers/sans-papiers/index.html -, vont être placées sur un site avec une adresse indépendante de toute organisation (sur le domaine gratuit eu.org). L'adresse de ce site sera ensuite largement diffusée à tous les signataires européens.

"Les hommes naissent libres et égaux".
Comme le disent les soutiens de Bordeaux, "notre mobilisation à tous aux côtés des sans-papiers est déterminante et nécessaire pour faire reculer le gouvernement. Nous sommes tous concernés par leur combat, c'est un combat pour la démocratie et l'égalité des droits".



Pour SUD Education,
Pierre Cordelier
12 novembre 2002"
Ecrit par libertad, le Vendredi 13 Décembre 2002, 10:24 dans la rubrique "Actualité".